06. Formation et recherche scientifique


Maladies de la pauvreté

Action Damien
© Olivier Pollet

Formation et recherche scientifique

La lèpre, la tuberculose et la leishmaniose sont des maladies de la pauvreté.

Le jour où chacun vivra dans des conditions décentes, elles disparaîtront. Mais nous ne pouvons attendre. La lutte contre ces maladies entraîne dans son sillage la lutte contre la pauvreté. Sans personnel qualifié et sans nouveaux moyens de diagnostic et de traitement, la bataille est perdue d’avance.

En 2016, Action Damien a pris en charge la formation de membres de son personnel, ainsi que de médecins, laborantins et infirmiers locaux. Tous ont rafraîchi leurs connaissances sur les méthodes existantes et ont été initiés aux dernières avancées. Par ailleurs, une dizaine de médecins se sont envolés pour Liverpool à l’occasion de la conférence sur la tuberculose, tandis qu’une dizaine d’autres se sont rendus au congrès quadriennal sur la lèpre, cette fois à Pékin. À Bruxelles, un membre d’Action Damien a été formé à la planification stratégique et deux autres à la gestion « qualité des médicaments ». Outre-mer, deux médecins ont été formés à la gestion de la tuberculose (résistante). Enfin, les responsables des projets les plus importants se sont rendus à Bruxelles pour une séance intensive de partage et d’approfondissement de connaissances.

Au Bangladesh, en collaboration avec l’Institut de médecine tropicale d’Anvers, Action Damien a testé un traitement et une méthode de suivi alternatifs pour les malades de la tuberculose « sensible » et résistante. Le traitement de la MDR* (en neuf mois) a déjà fait l’objet d’études dans d’autres projets et a montré des résultats prometteurs. Aussi fait-il l’objet d’une recommandation de l’OMS* depuis 2016.

L’Institut de médecine tropicale d’Anvers a fourni une assistance technique aux laboratoires de référence dans les projets, avec un soutien financier d’Action Damien. Il effectue des recherches spécialisées encore impossibles à faire sur place, contrôle la qualité des tests de laboratoire et réalise des études préliminaires de mutations en vue de développer un test simple pour la tuberculose résistante.

L’UZ Gent a étudié des solutions pour envoyer des crachats en toute sécurité depuis les régions rurales reculées vers les laboratoires centraux, afin d’être analysés sur la résistance. Elle cherche aussi comment faciliter le prélèvement de crachats chez l’enfant.

Le centre de recherches Fiocruz au Brésil continue à travailler sur un test pour mieux comprendre comment la lèpre se transmet et récidive. Fiocruz va également démarrer une collaboration avec l’Institut de médecine tropicale d’Anvers, qui va profiter, entre autres, aux Comores, où les deux partenaires préparent une étude qui entend découvrir pourquoi le nombre de malades de la lèpre reste si élevé, en dépit d’une lutte efficace.

Enfin, Action Damien soutient la recherche d’un vaccin contre la lèpre, en partenariat avec d’autres membres de l’ILEP*.

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